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Interview : François Lonsény Fall, ancien Premier Ministre « Il appartiendra au peuple de Guinée de choisir le candidat le plus apte à gouverner ce pays »

Posté par fudec le 27 juillet 2009

Lorsque ce lundi 20 juillet 2009, il nous a dédicacé son livre autobiographique intitulé « Mon pari pour la Guinée : le Changement est possible », nous doutions fort que l’ancien Premier ministre François Lonsény Fall daigne répondre à toutes nos questions. Pourtant, très à l’aise sous la véranda de sa villa située à Taouyah, en bordure de mer, le président du Front Uni pour la Démocratie et le Changement (FUDEC) n’a éludé aucun sujet d’actualité ni sa vie privée. A coeur ouvert…

L’Indépendant : J’ai entre les mains votre livre autobiographique intitulé ‘’Mon pari pour la Guinée : Le Changement est possible’’. Qu’est-ce vous y évoquez ?

François Lonsény Fall : Je considère que quand on entre dans le domaine politique, il est toujours important, en tant leader de mieux se faire connaître par ses compatriotes. L’une des meilleures manières, c’est de publier une autobiographie et de faire connaître sa vision politique. C’est ce à quoi je me suis exercé en publiant ‘’Mon pari pour la Guinée ’’ qui est non seulement un ouvrage autobiographique mais aussi un résumé de mes racines profondes, de ma parcours et aussi et surtout de ma vision politique pour la Guinée. Je veux largement partager ce livre avec tous les Guinéens de tous les milieux. Il a été édité par l’Harmattan et il est maintenant disponible sur les rayons des librairies de Conakry. Ce livre donne une idée très claire sur ce que j’ai fait dans ce pays et ailleurs.

Dans la dernière partie qui est la plus importante d’ailleurs, j’ai fait un pari gagnant pour la Guinée. Ce pari montre qu’il est évident que nous pouvons changer le pays. Je résume cette conviction en trois choses. Pour que la Guinée change, on a besoin de trois conditions donc : un bon leadership, une vision clairvoyante et des hommes compétents et intègres. C’est ce qu’il faut pour mettre cette vision en marche. Voilà l’objectif de mon livre. Et je souhaite recevoir après lecture des critiques de ceux qui l’auront lu. J’invite mes compatriotes à le lire pour mieux me connaître.

A propos de votre agenda politique, vos voyages fréquents à l’extérieur s’inscrivent-ils dans le cadre des activités du FUDEC?

Absolument ! Depuis la création du FUDEC, nous avons installé les cellules de notre parti à l’intérieur et dans les communes de Conakry. Par la suite donc, nous nous sommes rendus au Sénégal, en France et aux USA. En France, nous avons déjà installé un bureau, et récemment, j’étais à New York pour installer la cellule du parti aux USA.
J’ai profité de mon dernier voyage pour revoir ma famille qui est toujours à New York et pour assister à la graduation de l’une de mes filles qui vient de terminer ses études d’ingénieur à l’Université Columbia de New York.

Comment avez-vous vécu l’interdiction tacite des activités des partis politiques au moment où vous étiez en tournée d’implantation de votre parti ?

Je l’ai vécu assez durement. Cette interdiction a bouleversé mon programme de voyage à Coyah, Dubréka et Boffa. Nos militants étaient prêts à nous accueillir lorsque les autorités locales ont signifié à nos responsables de l’intérieur que les mouvements des partis politiques étaient interdits. Je considère que cette question est réglée après notre dernière réunion avec le président Dadis.
On ne peut pas opter pour une démocratie véritable et s’opposer en même temps à la liberté de mouvement des partis politiques et de leurs leaders. Les militants des nouveaux partis qui viennent d’installer des cellules à l’intérieur du pays attendent de voir leurs leaders sur le terrain. Nous avons envie d’aller à l’écoute des paysans pour prendre le pouls du pays.

En votre absence du pays, le CNDD a annoncé l’audit des 24 ans de gestion du régime précédent. Est-ce que cela vous paraît réaliste et réalisable ?

Ce serait certainement une tâche titanesque. Il est évident que les 24 ans du régime défunt ont été marqués par un véritable gâchis économique. Le pays a été pillé et rien n’a fonctionné au niveau de l’économie. Cela est un constat. L’armée a annoncé ces audits dès la prise du pouvoir le 23 décembre 2008. Je m’attendais personnellement à ce que ces audits aient lieu parce que, comme je l’ai dit dans une précédente interview, tout responsable conscient qui serait venu après le président Conté se serait intéressé à la gestion de ce pays.
Quant à faire maintenant l’audit complet de 24 ans de règne, je pense que cela est une tâche titanesque. Il y a des cas flagrants de dossiers auxquels on pourrait s’attaquer pour donner le ton de la lutte contre la corruption. Ce, en poursuivant certaines personnes qui se sont rendues coupables de détournement des deniers publics. Il faut reconnaître que le pillage a touché tous les secteurs de l’économie guinéenne.

La gestion des anciens Premiers ministres dont la plupart sont engagés dans la course à la Présidence a été clairement évoquée dans le Communiqué du CNDD. Est-ce que vous y voyez une arrière-pensée politique ?

Je ne parlerai pas d’arrière-pensée politique. De toutes les façons, lorsqu’on doit auditer la gestion du gouvernement, on ne peut pas oublier les Premiers ministres mais aussi tous les directeurs de services financiers et autres. Pour ma part, je me suis toujours prononcé en faveur des audits. J’ai été ministre des Affaires Etrangères et Premier Ministre.
Je suis absolument prêt à être audité, et, je suis convaincu qu’il faut absolument assainir l’espace économique guinéen. On ne peut pas fermer les yeux sur ce qui s’est passé dans ce pays. Je crois qu’il faut assainir cette situation avant d’aller aux élections. Cette responsabilité revient au CNDD. S’ils ne le font pas aujourd’hui, je pense qu’après les élections, le nouveau président doit le faire.

Certains pensent que la Commission ad hoc dont les 22 membres ont été désignés n’a pas lieu d’être. Partagez-vous cet avis ?

Je dois dire que cette Commission ad hoc est née d’un constat très simple. Il y avait des blocages dans le dialogue politique entre le CNDD et les Forces vives. Alors, nous nous sommes réunis et nous avons décidé de créer cette structure qui devrait permettre de savoir les causes du blocage afin de proposer des solutions. L’objectif visé était de permettre le redémarrage du dialogue politique.
Entre temps, nous avons eu cette réunion avec le Chef de l’Etat et le Groupe International de Contact où tout tournait autour de la création du Conseil national de transition (CNT). A mon avis, la Commission ad hoc ne peut pas remplacer le CNT. Cette Commission doit être gardée pour qu’elle puisse se réunir en cas d’un éventuel blocage. Donc, le rôle spécifique de cette structure est d’aider à faire avancer le processus de dialogue.

Le président Dadis a fait état de l’imminence de la création du CNT. Pouvez-vous nous dire, concrètement, les raisons qui ont empêché la mise en place de cet organe pourtant déterminant pour la réussite de la transition ?

Le CNT est un organe extrêmement important. La mise en place de cet organe est la première étape proposée par les Forces vives dans le chronogramme de la transition. Cela n’a pas été possible. Certainement, par manque de volonté politique, il y a eu blocage. Même au sein des Forces vives, il y a une division sur cette notion de CNT.
Je voudrais donner la position du FUDEC sur la question. Certains partis politiques estiment qu’on n’a plus besoin du CNT, et qu’on peut aller aux élections sans cet organe. Je doute que cela soit possible d’autant que les arguments qui ont été avancés n’arrivent pas à nous convaincre.
Nous considérons que le chronogramme élaboré par les Forces vives et accepté par toutes les parties, est un tout, il s’agit nullement d’un menu à la carte. La mise en œuvre de chacune de ses séquences est indispensable pour un aboutissement heureux de la transition par l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles.

Certains leaders politiques proposent de remettre en selle la Constitution de 2001 qui a été suspendue le 23 décembre 2008. Sur ce point, nous nous posons beaucoup de questions sur les motivations profondes de ces propositions. On se rappelle que cette Constitution a été combattue par tous les partis politiques d’alors à l’exception du PUP. Il faut même rappeler que les grands partis politiques ont refusé d’aller au référendum de 2001.
Pendant ce référendum, ils ont voté contre la Constitution. Ils n’ont pas participé aux élections législatives de 2002. Ils ont également boycotté l’élection présidentielle de 2003.
Alors, je ne vois pas la raison qui pousse ces mêmes partis à demander que le même texte soit remis en selle parce qu’ils sont pressés d’aller aux élections.
Nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour l’avènement d’une démocratie durable en Guinée. De ce fait, nous ne pouvons pas aller dans la confusion. Nous ne voulons pas des élections bâclées dans ce pays. Nous voulons simplement qu’il y ait un toilettage de la Constitution. Ce qui nous permettra de mettre en place un dispositif qui puisse nous permettre d’aller sûrement à une élection qui sera incontestée.
L’une des questions qui divise pour le toilettage, c’est l’épineuse question de la limite d’âge pour les candidats. Le FUDEC considère que c’est là un élément qu’il faut analyser avec beaucoup de prudence. Pour la première fois que nous avons la chance d’avoir des élections libres et transparentes, nous voulons qu’elles soient apaisées. Donc, je conseillerai, et je l’ai dit à la réunion des Forces vives, que l’on ne tienne pas compte de cette disposition lors des prochaines élections.
On peut donc mettre le CNT et procéder au toilettage de la Constitution. Ainsi, toutes les parties prenantes à la transition s’engageront à ne pas appliquer cette limitation d’âge pour cette fois-ci. Ceci permettra à ceux qui ont la capacité de diriger ce pays de faire acte de candidature. Nous ne voudrions pas qu’on crée des martyrs, des victimes. Il faut éviter que ces élections créent des problèmes sociaux, des crises, etc.
Nous ne voudrions pas que le cas de la Côte d’Ivoire se répète en Guinée. Nous voulons que l’élection soit ouverte aux candidats de tous les âges. C’est ce qui va garantir la paix et la sécurité dans notre pays. On doit permettre à tous les candidats de donner leurs programmes.
Il appartiendra au peuple de Guinée de choisir le candidat le plus apte à gouverner ce pays. Voila notre position. Nous attendons donc la copie du CNT qui va nous être remise. Nous allons l’examiner et faire des contre-propositions. Je rappelle que nous avions déjà proposé quelque chose au CNDD qui ne l’a pas accepté.

Notre proposition nous paraissait très équilibrée. Mais encore une fois, avec la volonté politique qui à été manifestée par le chef de l’Etat à la 5eme session du Groupe International de Contact et les engagements qui ont été pris, nous sommes convaincus que le CNT pourra être mis en place très rapidement. Ce qui va nous permettre de faire le toilettage de la Constitution sur la base de certains éléments tels que la limitation du nombre de mandats à deux (2), la durée du mandat. Je pense qu’il n’y a pas lieu de se précipiter pour aller à une élection. Nous voulons d’une élection inclusive pour préserver la paix et garantir les conditions d’un développement harmonieux de la Guinée.

Au regard du temps imparti, est-vous sûr de la tenue des élections en fin d’année ?

Le FUDEC est un nouveau parti. Certainement, nous avions plus de raison que tout autre parti pour dire que le chronogramme ne nous convenait pas. Mais, nous avons trouvé une discipline au niveau des partis politiques et nous avons adhéré au chronogramme. Toutes les dispositions avaient été prises à l’époque pour mettre en place rapidement le CNT. Et si l’enrôlement était fait, si le fichier électoral était bien traité, si toutes les conditions étaient réunies, je pense que les élections auraient pu se tenir aux dates indiquées. Et même maintenant, il n’est pas trop tard. Il faut commencer en mettant le CNT en place. Il faut que l’enrôlement se poursuive, et qu’on prenne toutes les dispositions pour que les étapes qui ont été indiquées dans le chronogramme soient respectées.

Pour notre part au niveau du FUDEC, nous espérons qu’on donnera un coup d’accélérateur pour créer le CNT, faire le toilettage de la Constitution, rédiger les lois électorales, etc. En ce moment-là, nous verrons à quel moment on pourra réellement organiser les élections. Moi, je ne suis pas accroché au temps. J’ai adhéré au chronogramme mais je veux être très réaliste. Il faut aussi dire et souligner qu’il faut une grande volonté politique de la part des Forces vives et de la part du CNDD pour que le mécanisme soit mis en place. C’est à ce prix que la feuille de route qui a été faite pourra être tenue.

Par rapport à la proposition du Chef de l’Etat sur le CNT, qui vous sera remise aujourd’hui, peut-on savoir s’il y a des critères sans lesquels les Forces vives ne souscriront pas à ce document ?

Nous serons attentifs à deux critères principaux. D’abord, le mandat du CNT qui doit être très clair. Il y a également sa composition c’est-à-dire la clé de répartition des sièges. La clé qui nous avait été proposée disait qu’il fallait octroyer 15 sièges aux partis politiques, 15 sièges aux Guinéens de l’extérieur et 15 sièges aux organismes de jeunesse. Je ne vois pas de proportion dans cette répartition.
Alors, il faut qu’on revienne à des proportions normales, réalistes. Nous allons vraiment nous accrocher pour qu’on ait un CNT qui soit représentatif et qui puisse nous permettre d’aller aux élections.

Difficile de vous rencontrer sans vous demander ce que vous répondez aux rumeurs qui circulent actuellement en ville concernant votre mariage avec l’ex 3ème dame de la République ? D’autres personnes expliqueraient même votre démission par rapport à des relations que vous auriez entretenues avec cette dame.

Vous comprendrez que cette campagne insidieuse de dénigrement a été déclenchée pour ternir l’éclat de ma démission. C’est bien à dessein. Qu’à cela ne tienne, je réitère que ma démission n’avait d’autre raison que mon refus de cautionner la mal gouvernance. Rappelez-vous que toutes mes propositions de réforme pour remédier à l’état chaotique du pays avaient été refusées, que ce soit la réforme du secteur privé, la libération des ondes, la rationalisation des exonérations douanières, la gestion de la Banque centrale, la réforme de la justice, toutes ces propositions ont été refusées par le Président défunt. Il ne me restait plus qu’à demeurer à ses côtés et participer au pillage de l’économie, c’est ce que j’ai refusé et qui continue de déranger certaines personnes.

Concernant cette fameuse histoire de mariage, je voudrais vous dire ceci : comme vous j’ai appris ces rumeurs avec beaucoup d’étonnement. Mais, je voudrais quand même vous donner quelques explications sur cette question. Lorsque j’étais ambassadeur à New York, le président Lansana Conté m’avait confié la garde de trois enfants de sa troisième épouse. Ces enfants étaient auparavant avec l’Ambassadeur Mohamed Ali Thiam à Washington. Et lorsque l’ambassadeur Mohamed Ali Thiam a été rappelé, le président avait demandé à mon épouse à l’époque, si on était disposé à récupérer ces enfants à New York par ce qu’ils étaient inscrits dans une école américaine dans cette ville. Et, c’est ce que nous avions fait. Ces enfants ont passé ainsi des années avec nous. Il y avait deux filles et un garçon. Ils sont nés d’un précèdent mariage. C’est après le décès de leur père que Madame Asmaou a été mariée par le président feu Lansana Conté.

En réalité, le 15 mai dernier, la première fille de cette dame devait se marier ici à Conakry avec le fils d’Elhadj Mamadou Saliou Diallo, un grand commerçant bien connu de la place. Ils ont organisé une cérémonie religieuse à la résidence de la dame. Et comme plusieurs autres personnes, j’ai été invité. Il y avait des représentants du CNDD, d’anciens ministres et beaucoup de personnes bien connues de Conakry et même un autre ancien Premier ministre. Donc, je suis venu en tant qu’invité à cette cérémonie. Parmi les membres de la famille du président Conté, il y avait un de ses frères. C’est ce dernier qui a pris l’initiative, étant donné que les enfants ont grandi avec Mohamed Ali Thiam et moi-même, que c’était à l’un de nous deux de donner la fille en mariage. Mohamed Ali et moi, nous nous sommes consultés et finalement Mohamed Ali a demandé que ça soit moi qui le fasse. Et je l’ai fait. C’est normal, nous sommes en Afrique.

Alors, ce mariage s’est passé. Et c’est le lendemain qu’on a entendu les rumeurs en ville disant que je m’étais marié avec Mme Asmaou. Je pense que c’est de bonne guerre. Certains ont du plaisir à le dire certainement pour essayer de ternir l’image d’un leader politique. Mais comme je l’ai dit, je tiens à m’expliquer là dessus aujourd’hui avec vous pour faire l’éclairage sur cette situation. Il s’agissait bien du mariage de sa fille et je crois en tant qu’homme public, si je décide de me marier, je le ferais publiquement. Je crois que tout le monde recevrait son carton d’invitation.

Monsieur le Premier ministre, avez-vous un mot d’espoir maintenant que le CNT semble imminent ?

Dans le livre que nous avons écris, nous faisons le pari du changement. Nous avons toujours dit que le cas de la Guinée n’est ni une fatalité ni une malédiction. Il faut des hommes pour sortir la Guinée de cette situation. C’est une question de leadership. Je suis certain que le changement est possible. C’est pour cela que nous au FUDEC, nous avons fait un pari gagnant.

Comme je l’ai dit récemment dans mes réunions à Paris et même ici, les Guinéens ne doivent pas rester enfermés dans leur passé. Il y a eu des événements douloureux qui se sont passés tout au long de l’histoire de la Guinée. Mais, les Guinéens doivent savoir qu’on ne peut pas vivre avec le passé. Je cite Mandela qui nous a dit que s’il continuait à s’accrocher aux 27 ans de prison qu’il a passés à Robert Island, il serait toujours l’otage de l’apartheid. Si les Guinéens continuent à s’accrocher à tout ce qui s’est passé, ils ne sortiront jamais de cette situation. Il est vrai que nous devons observer un devoir de mémoire.

Nous devons nous battre pour la justice et la réconciliation en Guinée. Mais aussi, nous sommes en faveur du fait que nous devons avancer. Il faut cesser de dire que nous sommes dans une situation d’exception. Je refuse la thèse de la malédiction sur ce pays.

Source : L’Indépendant, Conakry, 23 juillet 2009

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